Comprendre la classification des yachts A, B, C et D :

Comprendre la classification des yachts A, B, C et D 

En effet depuis 1998, l’Europe (CEE) classe les yachts selon 4 catégories A ou B ou C ou D et cela est une loi. En effet pour vendre un bateau sur le grand territoire de la CEE, le bateau doit être classifié et la plaque qui le mentionne doit être bien visible à l’intérieur du bateau habituellement près du poste de pilotage intérieur.

D’emblée, ça sonne très bien à l’oreille lorsque l’on entend classe A, mais qu’en est-il vraiment, quels sont les différences, faut-il acquérir nécessairement un classe A

Les courtiers de chez ItaYachtsCanada ont écrit un article à ce sujet par le passé (cliquez ici), mais voici en bref les caractéristiques importantes à savoir sur le sujet.

La classification permet de connaitre dans quel genre d’intensité de mer on peut s’aventurer en toute sécurité, c’est à dire en tenant compte, des vents et de la hauteur des vagues en référence à l’indice Beaufort.

À la fin de ce texte, il y a une explication des classes en fonction de l’indice Beaufort.

Disons que nous allons nous attarder à la classe A et B, sur les différences majeures.

Premièrement, les différences sont peu visibles à l’œil nu ou encore ça prend un œil avisé pour voir les différences les plus visibles.

D’abord, selon le plan d’eau que vous envisager de naviguer et de plus, si la météo vous guide lors de chaque sortie, un classe B est aussi un très bon choix.

Bien sûr, vous devez avoir à bord tous les équipements de sécurité requis.

Idéalement, un plaisancier doit toujours naviguer dans des conditions plutôt paisibles, en tenant compte de la météo avant tout. On dit toujours que plaisancier rime avec plaisir, donc on se tient à l’écart des situations de navigations difficiles. Idéalement un plaisancier navigue dans des conditions très favorables (toujours avec un indice beaufort de 6 et moins, idéalement un indice Beaufort de 4 et moins).

Plusieurs manufacturiers ont retenu les paramètres de la classe B pour construire leur bateau, surtout pour des motifs de coûts (les réduire) et que les plaisanciers en général ne se préoccupent guère de ces caractéristiques.

Le problème c’est comment faire la différence parmi la vaste gamme des classes B, comment distingué ceux qui se rapproche le plus d’un classe A (disons les B +) de ceux qui sont construits comme des B – (moins).

Comment s’y retrouver surtout pour un profane…

Il faut savoir que certains manufacturiers construisent leurs bateaux avec une approche de A, mais sans respecter l’ensemble du cahier des charges obligatoires pour être classé A.

Voici quelques repères afin de voir rapidement si le manufacturier a bien fait les choses.

  • Inspecter les hublots et les mécanismes de fermeture (avec retenue en plastique, c’est moins sécuritaire pour des conditions de navigation difficile).
  • La présence de nombreux drains pour évacuer l’eau (au fly et au cockpit), il est essentiel de pouvoir évacuer toute accumulation d’eau rapidement.
  • Hauteur du franc-bord.
  • Panneau d’accès aux moteurs, bien isolés et sécurisés pour les fuites d’eau (présence de bons drains).
  • Les pompes de cales (nombres, dimensions et capacité)
  • Mécanisme pour pomper l’eau de la salle des moteurs massivement (par exemple, possibilité d’utiliser les pompes à eau des moteurs avec une manette)
  • Mécanisme de fermeture des fenêtres (étanche) si elles sont ouvrantes.
  • Le centre de gravité du bateau est bien équilibré (plutôt bas).

Bien sûr, les joints de coques, un très bas centre de gravité, une excellente répartition des poids, un excellent système électrique (24 V), font partie également des critères de certification en particulier pour les A, mais difficile à évaluer pour un plaisancier, c’est possible, mais de manière sommaire ou partielle.

En bref la classification CE permet de différencier les yachts selon certains critères présents, on parle surtout de la résistance structurelle et l’intégrité des parties essentielles de la coque, la fiabilité et le fonctionnement de la propulsion, des systèmes de direction, de la production d’énergie et de toutes les autres caractéristiques installées à bord pour contribuer à assurer les services essentiels du yacht.

Donc, il faut comprendre qu’un yacht de classe A respecte des règles de construction beaucoup plus rigoureuse qu’un classe B. Cela ne se reflète pas dans l’aspect luxueux du bateau.

Ce qu’il faut se rappeler, c’est que l’ennemi majeur pour un bateau, outre un incendie bien sûr, ce sont les infiltrations d’eau à bord qui peuvent déstabiliser le comportement du bateau, provoquer un arrêt des moteurs, des problèmes électriques majeurs, brefs qui peut mettre rapidement le bateau hors d’usage et/ou hors de contrôle.

Un organisme de classification comme RINA (voir la liste à la fin de ce texte)vérifie les activités des constructeurs et procède à la classification des yachts, et ce depuis déjà plus de 20 ans.

Si le bateau est vendu dans le territoire de la communauté européenne, la classification est obligatoire et doit être visible près du poste de pilotage, classification qui n’est pas présente (très rare qu’elle le soit) lorsque le bateau est destiné à l’Amérique du Nord (hélas).

Mais n’hésitez pas à contacter un courtier professionnel, il sera en mesure de vous guider en fonction de vos besoins, de vos critères et surtout des lieux de navigation.

Comme la classification CE (communauté européenne) n’est pas toujours affiché lorsque le bateau est destiné au marché de l’Amérique du Nord, voici quelque référence à ce sujet basée sur les plus récentes données disponibles (sujet à changement sans préavis) :

N.B. Mentionnons qu’en général les yachts de plus de 80 pi sont des classes A, mais selon les règles en place, la classification n’est plus obligatoire  ou mentionnée au-delà de 79 pi.

 

Les A (les yachts de plus de 50 pi):

QUELQUES MODÈLES LES PLUS CONNUS :

Ferretti 500, 550, 670 et plus

Pershing : 7X et plus

Azimut 62, 64, 66, 68 Fly et plus

Azimut S8 et plus

Azimut Magellano : toute la gamme

Sunseeker Sport yacht 65, Yacht 88 et plus

Princess 80 et plus (à vérifié)

Les Marquis Yachts (ils ne sont plus en production)

Montecarlo MCY 66 et plus

Sea Ray L650

 

 

Les B (yachts de plus de 50 pi):

Sunnseeker 52 fly, 55 fly , 66 fly, 68 fly, sport Yacht 74, 76 Yacht

Azimut 50 fly, 55 fly, 60 fly, S6 et tous les Atlantis

Princess : tous les yachts sous la barre de 70 pi

Princess Y72, Y78 et moins

Ferretti 580 fly

Tous les Absolute

Tous les Fairline

Tous les Beneteau & Jeanneau & Monte Carlo 52

Tous les Sea ray sauf le L650.

Tous les Cruisers Yachts

Tous les Carver

Tous les Galeon

Tous les Cobrey

 

 

Donc, rappelez-vous, pour un complément d’information, voici un article publié par les courtiers de chez ItaYachtsCanada,  cliquez ici.

On vous fournira notre aide pour identifier les B+ des B-. Il y a aussi le poids à vide (dry weight) qui peut contribuer à déterminer un yacht de qualité.

Donc n’hésitez pas à faire la comparaison entre les yachts de même grandeur basés sur le poids à vide (dry weight), vous aurez sans doute des surprises.

Par exemple, un yacht de 52 pi qui pèse 30,000 lbs à vide comparées à un autre comparable qui pèse 60,000 lbs à vide, pour la même grandeur, configuration (Fly), il faut se poser quelques questions.

Mais soyez vigilants, il est de plus en plus difficile d’obtenir les poids à vide des manufacturiers. Ils ont compris l’importance d’être plutôt flou sur le sujet ou de rendre les comparaisons plus difficiles. En effet on parle ici des mentions LIGHT WEIGHT, qui sont difficiles à mesurer.

Aussi, un manufacturier qui a confiance en son bateau n’aura pas de difficulté à lui donner une garantie totale d’au minimum 12 mois et parfois 24 et même 36 mois.  Je fais la différence ici entre la garantie du manufacturier et celle du concessionnaire.

En effet, plusieurs manufacturiers européens vendent leurs bateaux aux concessionnaires de l’Amérique sans garantie, c’est en effet le concessionnaire qui assume la pleine garantie de 12 mois à même son profit de la vente. Bien sûr, le motoriste honore sa propre garantie comme Volvo, Cummins, Caterpillar, MAN, MTU, Yanmar. Pour les autres composantes majeures, ce sera à vous de faire les démarches pour faire honorer la garantie comme pour le générateur, l’air climatisé, les thrusters, etc…

Donc, acquérir un bateau, cela nécessite une expertise beaucoup plus pointue que d’acquérir un véhicule automobile, n’hésitez pas à vous faire assister par un courtier professionnel et indépendant avec de l’expérience pour tous les marchés (Canada, États-Unis et l’Europe que le bateau soit neuf ou d’occasion).

 

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION.

Voici à nouveau un complément d’information au sujet de la classification, ce que dit la loi en Europe au sujet de la classification.

Voici des liens pour bien comprendre l’indice Beaufort en lien direct avec la classification des yachts vendus sur le territoire de la CEE :

Cliquez ici pour le site de TRANSPORT CANADA

Cliquez ici pour un article sur Wikipédia (plus descriptif avec photo).

Selon les règles de la CEE, voici le descriptif :

Le classement des navires marqués  » CE « 

Les navires marqués « CE » sont classés en quatre catégories de conception selon leurs aptitudes à affronter des conditions de mer caractérisées par une vitesse du vent et une hauteur significative de vague. En fonction du type de navigation pratiquée, le plaisancier doit choisir un navire dont la catégorie de conception lui autorise une telle pratique.

  • Catégorie de conception A : navires de plaisance conçus pour des vents qui peuvent dépasser la force 8 (sur l’échelle de Beaufort) et pour des vagues qui peuvent dépasser une hauteur significative de 4 mètres, à l’exclusion des conditions exceptionnelles telles que des tempêtes, des tempêtes violentes, des tornades et des conditions maritimes extrêmes ou des vagues énormes (ces conditions excluent les forces 10 et suivantes).
  • Catégorie de conception B : navires de plaisance conçus pour des vents qui peuvent aller jusqu’à la force 8 comprise et pour des vagues qui peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à 4 mètres compris.
  • Catégorie de conception C : navires de plaisance conçus pour des vents qui peuvent aller jusqu’à la force 6 comprise et pour des vagues qui peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à deux mètres compris.
  • Catégorie de conception D : navires de plaisance conçus pour des vents qui peuvent aller jusqu’à la force 4 comprise et pour des vagues qui peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à 0.30 mètre compris, avec des vagues occasionnelles d’une hauteur maximale de 0,50 mètre.

Les navires de chacune de ces catégories de conception doivent être conçus et construits pour résister aux paramètres de chacune de ces catégories, en ce qui concerne la flottabilité, la stabilité et les autres exigences pertinentes, et pour avoir de bonnes caractéristiques de manœuvrabilité.

Les organismes connus pour la classification pour la CEE :

RINA (Registro Italiano Navale),

BV (Bureau Veritas),

DNV (Det Norske Veritas),

Germanischer Lloyd,

LR (Lloyd’s Register).

 

 


Clause de non-responsabilité

Ita Yachts Canada offrent les informations relatives à cet article de bonne foi mais n’est pas en mesure de garantir l’exactitude de ces informations ni l’état des données. Il revient au lecteur d’instruire ses agents ou ses experts afin de vérifier et de faire valider les informations de son choix qui sont dans cet article. 

 

 

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