L’impact de la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada sur le nautisme.
Ça s’annonce comme une prévision nautique, très houleux. Bref, nous sommes dans l’incertitude.
Le président américain, M. Trump vient de nous accorder un délai de 30 jours, je parle bien d’un délai. Ou serons-nous dans 30 jours (donc vers le début mars 2025). Cette incertitude n’a rien de bon.
Le président américain à commander une étude sur les relations commerciales avec le Canada, le rapport est censé être disponible en avril, alors est-ce que c’est en avril que nous serons fixés sur les intentions de la Maison-Blanche, bref beaucoup de questions et de suppositions.
Certains commentateurs mentionnent que l’objectif ultime de la Maison-Blanche, c’est de revoir le traité de libre-échange Mexique/ États-Unis/Canada, alors qu’arrivera-t ’il avec le nautisme…
Je pense surtout aux concessionnaires de bateaux du Canada qui vendent des bateaux construits aux États-Unis. Comment faire avec une surtaxe canadienne (tarif douanier) de 25% lors du passage du bateau à la douane canadienne si cela se met en application (bien sûr c’est une hypothèse comme mesure de représailles).
Pensons à ces marques très connues :
- Sea Ray
- Regal
- Cruisers Yachts
- Boston Whaler
- Tiara
- Monterey
- Cobalt
- Chris Craft
- Wellcraft
- Fourwinns
- Crownline
- Bayliner
- Starcraft
- Ranger Tugs
- Cutwater
- Ranger Boats
- Les moteurs Mercury
- Lowe boats
- La grande majorité des CENTER CONSOLE.
- Presque toutes les marques de PONTON
- La majorité des bateaux de pêche (sauf Princecraft)
Bref c’est énorme. Nous avions autrefois DORAL qui était canadien, mais aujourd’hui, l’ensemble des manufacturiers se retrouve soient aux États-Unis ou en Europe.
Bien sûr, les bateaux construits en Europe ne seront pas soumis à cette surtaxe ou tarif de 25% puisqu’ils ne passent pas par l’Amérique. Nous avons un traité de libre-échange avec l’Europe.
Ce traité se nomme CETA.
Mais si on fait l’acquisition d’un bateau européen présentement en eau américaine, lors de l’importation au Canada, il y a une douane actuellement de 9.5% qui est en vigueur depuis des années.
La question, est-ce que dans 30 jours après le 3 mars, lors de l’application de la vague des tarifs du côté canadien (s’il y a, si Trump revient avec ses tarifs de 25%), est-ce ce tarif douanier va passer aussi de 9.5% (actuellement) à 25%…OUF…
On parle ici des bateaux de fabrication autre qu’américaine :
Par exemple :
AZIMUT YACHTS
PRINCESS YACHTS
FERRETTI
PERSHING
RIVA
PRESTIGE
SUNSEEKER
BENETEAU
JEANNEAU
ABSOLUTE
AQUILA
GALEON
AXOPAR
FAIRLINE
SESSA MARINE
etc…
Nous avons aussi un traité de libre-échange avec l’Australie, donc les marques Riviera et Maritimo qui entrent directement au Canada seront exclues du 25%.
Les bateaux qui proviennent de la Chine, de Taiwan sont déjà soumis à une douane de 9.5%, eux aussi n’auront pas la surtaxe de 25%.
Mais nous avons malheureusement la fameuse taxe de luxe de 10% pour les bateaux neufs acquis après le 1 sept 2022 et ce peu importe son origine.
Donc la vente entre Canadiens d’un bateau d’occasion sera donc une belle opportunité. Si vous pensez vendre votre bateau, l’occasion est excellente pendant cette guerre des tarifs.
Notre site web www.propriobateau.ca avec ses différents forfaits (avec ou sans commission) avec aussi un affichage sur www.boatdealers.ca est à considérer le cas échéant. En mode courtage, on affiche aussi sur YACHTWORLD et BOATS.com.
Ou bien sûr, acquérir un bateau aux États-Unis et le laisser du côté américain ou encore hors du Canada permet d’éviter toute fiscalité, c’est-à-dire toutes taxes qu’elles soient canadienne ou américaine. Les courtiers de chez Ita Yachts Canada sont là pour vous expliquer comment…
Le Lac Champlain (en territoire de l’état de New York ou du Vermont) permet d’exonérer un bateau de toute fiscalité canadienne et comme il est immatriculé au Canada, cela vous soustrait également à la fiscalité américaine. Le Lac Champlain est environ à 45-50 minutes en auto de Montréal.
Bref, cette guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis change passablement les choses.
Elle provoque aussi des variations importantes du dollar canadien, ce qui rend les achats en dollar USD beaucoup plus couteux ou hasardeux.
Au moment d’écrire ces lignes (5 fev 2025), il faut $1.43 CAD pour acquérir $1 USD, donc un bateau qui se vend $500,000 USD = $714,500 CAD.
Si on ajoute la surtaxe de 25% au passage de la douane canadienne, il revient alors à $893,000 CAD. Ça n’a pas de bon sens. Et après on ajoute la TPS et la TVQ.
Le taux de change varie beaucoup depuis le report de 30 jours, il faut vérifié constamment les variations. Il peut être opportun de convertir vos dollars canadiens si vous planifié un achat en dollars USD. En octobre dernier (2024) nous étions 74 cents CAD pour un dollar USD, présentement on oscille à 70 cents.
Ça revient presque à dire que l’achat d’un bateau en territoire américain qui revient au Canada, ça va être TRÈS dispendieux si bien sûr les mesures tarifaires sont mises en application.
Idéalement, c’est de le laisser en territoire américain (ou hors du Canada) pendant cette guerre de tarif qui ne peut durer bien longtemps.
Mais chose certaine, cette guerre des tarifs à l’horizon va bouleverser considérablement le marché de la vente de bateaux au Canada.
Le tarif de 25% pour les bateaux ne sera pas en application dès le 4 février (selon les informations préliminaires) mais il le sera peut-être dans 30 jours ou encore seulement au début avril.
Mais voici ce que le ministre des finances du Canada disait avant le report de 30 jours (le 3 février 2025) :
Il y a encore bien des incertitudes, est-ce que le scénario des tarifs va s’appliquer à tout (incluant les bateaux) ou il va y avoir des exceptions…
Bref, un dossier à suivre de près. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter.
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