Pourquoi le prix des bateaux NEUFS ont si augmenté depuis quelques années…
La réponse courte :
– Les tarifs (si le bateau provient d’un autre pays que les États-Unis
– Les taxes incluant la taxe de luxe canadienne de 10%
– Et surtout la valeur des devises

C’est surtout le 3e point qui influence grandement le prix des bateaux ou des yachts.
La majorité des constructeurs se retrouvent aujourd’hui principalement hors des États-Unis.
Bien sûr, les bateaux sous la barre des 40 pieds sont surtout américains et les plus grands que 40 pieds principalement européen, australien, chinois et aussi à Taiwan.
Il y a aussi les coûts de transport qui ont passablement augmenté pour traverser les océans (sur le dessus d’un porte-container).
Bon la grande majorité des manufacturiers font un prix en devise USD, mais cette devise est en baisse depuis l’arrivée du président TRUMP.

Aujourd’hui, au 5 aout 2025, voici quelques données (selon le taux de change en vigueur) :
$1 USD = $1.38 CAD
= € 0,87 euro (Azimut, ferretti, Riva, Pershing, Beneteau, Jeanneau, Absolute, Prestige, Galeon, Sunreef, Lagoon, Axopar, Saxdor)
= £ 0,75 livre sterling (Sunseeker, Princess, Fairline, Sealine)
= $1.55 aurtralien (Riviera, Maritimo)
Pour être plus claire, si par exemple vous faites l’acquisition d’un bateau du grand Groupe Beneteau (Beneteau, Jeanneau, Prestige, Lagoon) ou encore un Azimut ou un Ferretti ou un Absolute :
Si le prix du bateau à la sortie de l’usine est de €1 million d’euros, prix pour le concessionnaire (uniquement à titre d’exemple), alors il vaut :
– En devise canadienne : $1,590,000 CAD
– À cela il faut ajouter les frais de transport jusqu’ici (Amérique du Nord), disons minimum pour un 50 pi un montant de $ 80,000 CAD.
– Heureusement nous avons un traité de libre-échange avec l’Europe, donc pas de douane.
– Mais nous avons une taxe de luxe de 10%, ce qui met le prix du bateau pour le concessionnaire à $1,837,000 CAD.
– À ce prix il faut ajouter le profit de la vente, disons 15%, nous sommes rendus à $2,112,500 CAD.
– Et finalement il faut ajouter la TPS et la TVQ, donc le client devra payer environ plus de $2.4 millions CAD pour ce bateau de 50 pi.
Quelques années auparavant, le prix de vente aurait été plutôt de $1.4 millions CAD.
Si on regarde pour un bateau qui ne fait partie de l’un de nos traités de libre-échange, comme un bateau construit en Chine ou à Taiwan ou en Turquie, ou encore au Brésil.
(Aquila, Horizon, Sirena, Ocean Alexander, Schaefer ) :
Prenons toujours l’exemple d’un 50 pi vendu au prix de $1 million USD par le chantier maritime :
– En devise canadienne : $1,378,479 CAD
– À cela il faut ajouter les frais de transport jusqu’ici (Amérique du Nord), disons minimum pour un 50 pi un montant de $ 80,000 CAD.
– Cette fois-ci il y a une douane de 9.5% à payer. Ce qui porte le montant à $1,597,034 CAD
– Mais nous avons une taxe de luxe de 10%, ce qui met le prix du bateau pour le concessionnaire à $1,756,737 CAD.
– À ce prix il faut ajouter le profit de la vente, disons 15%, nous sommes rendus à $2,020,248 CAD.
– Et finalement il faut ajouter la TPS et la TVQ, donc le client devra payer environ plus de $2.323,184 millions CAD pour ce bateau de 50 pi.
Il est facile d’imaginer qu’un bateau qui provient du Royaume-Uni va encore être plus dispendieux en raison de la devise qui vaut plus que l’Euro.
Mais revenons au prix des bateaux neufs construits aux États-Unis. Là ce sont les tarifs qui ont fait augmenter les prix.
Par exemple, un Cruisers Yacht ou un Tiara avec des moteurs Volvo Diesel qui sont construits en Suède sont maintenant 15% plus dispendieux en raison des tarifs.
Beaucoup de composantes de bateaux sont fabriquées en Chine qui eux sont frappée d’une douane de 55%. Pensons par exemple l’accastillage.
Voici une des explications pour justifier les prix beaucoup plus élevés que ceux qui étaient en vigueur il y a de ça 5 ans.
Également, il faut dire que les conditions salariales des travailleurs des usines ont été augmentées de manière assez significative au cours des dernières années.
Pour les constructeurs qui sont cotés à la bourse, en plus d’une baisse des ventes, ils se doivent de montrer des ventes totales qui vont stimuler les investisseurs. Donc, si les ventes baissent, difficile de baisser aussi le profit des ventes.
Bref, on prévoit que les acquéreurs vont probablement regarder davantage les offres sur le marché de l’occasion que celui du neuf. Mais les manufacturiers vont certainement innover davantage avec les nouveaux modèles pour stimuler les achats de neuf avec ses nouveaux concepts.
L’achat d’un bateau demeure un cadeau qu’on se fait, donc les achats se font ou tente de se faire sur un équilibre entre l’aspect cartésien de la chose, mais aussi sur des coups de cœur. Donc, les achats rationnels ne sont pas toujours le no 1 des critères d’acquisitions.
Les courtiers de chez Ita Yachts Canada et de sa division ProprioBateau sont là pour vous conseiller, pour vous accompagner lors de tous projets d’acquisition.
Informations pour les plaisanciers :
Quelques données au sujet de la taxe de luxe canadienne :

– La taxe de luxe canadienne s’applique sur les bateaux d’une valeur de plus de $250,000 CAD. Elle s’applique sur tous les bateaux neufs.
– Pour les occasions, si le bateau a déjà été immatriculé par un plaisancier avant le 1er septembre 2022, il est exempté et ce peu importe son origine ou sa localisation.
Les droits de douanes :
– Les bateaux qui sont importés ou exportés dans le cadre de l’ACEUM, le traité de libre -échange Mexique/États-Unis/Canada ne sont pas soumis à des tarifs douaniers (donc construits dans l’un de ses trois pays).
– Nous avons un traité de libre-échange avec l’Europe, mais il doit provenir directement de l’Europe. Si vous faites l’acquisition d’un bateau européen en territoire américain, cela annule l’exemption douanière, alors il sera soumis à son entrée au Canada à un tarif douanier de 9.5%
Ce que l’on entend parfois pour dire qu’un bateau est hors-taxe (INBOUND) :

Un bateau acquis par un Canadien qui sera toujours hors du Canada pour naviguer ne sera pas soumis à la fiscalité américaine avec un pavillon canadien (s’il navigue là-bas) et comme il ne revient pas en territoire canadien, il ne sera pas soumis à la fiscalité canadienne.
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