Quoi faire si une urgence survient en bateau…

Quoi faire si une urgence survient en bateau…

Premièrement, il faut demeurer calme, je sais c’est facile à dire, mais seule la préparation peut vous aider à garder votre calme puisque vous saurez quoi faire.

Il faut que les gens à bord soient au courant des différents modes de communication et surtout de leurs modes d’opérations. Donc avant chaque randonnée en mer, il faut prévoir une discussion avec tous les gens à bord dans un climat très convivial pour discuter des mesures de sécurité. C’est probablement nouveau pour vous, mais vous allez vite vous y habituer et tous à bord seront plus confiants et rassurés.

Ne pas oublier, qu’au Canada vous devez avoir un certificat d’opérateur pour opérer la radio VHF.

 

Les communications en cas d’urgence.

Débutons par la radio VHF, tous doivent comprendre son mode de fonctionnement et surtout de la touche rouge d’urgence. Il faut de plus être au fait de l’approche des 4 P.

Voici ce que veut dire les 4 P :

P pour problème. 

 Il faut être en mesure de pouvoir décrire le problème rencontré à bord (sommairement).

P pour position.

Il faut être en mesure de décrire sa position, donc être capable de lire le GPS qui donne toujours la latitude et la longitude, il faut s’entrainer à lire cette info sur le GPS installé à bord du bateau.

P pour personne.

Il faut donner une description sommaire des gens à bord et leurs situations au moment de l’urgence.

P pour PFD (Personnel flotation device) ou en français, votre VFI

Il faut savoir où il sont ranger dans ce bateau et en mettre un rapidement, et ce pour tous les passagers.

 

Connaître les énoncés requis (quoi dire au VHF).

Au VHF, afin d’attirer tous les plaisanciers à l’écoute et la Garde Côtière sur une situation qui peut porter atteinte à votre vie et celles des autres passagers, vous devez dire trois fois : MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY, attendez 10 secondes et recommencez (lorsque votre vie est en danger, c’est MAYDAY).

(PAN, PAN, PAN est pour une panne moteur ou une urgence à bord où votre vie n’est pas en danger).

Si un plaisancier vous répond, allez-y avec une description énoncée précédemment.

Idéalement, il faut avoir un résumé de ces instructions près du poste de communication VHF (fixe ou portable) ou du téléphone satellite afin que tous puissent avoir une aide visuelle sur les démarches à suivre. Idéalement, il faudrait avoir une lampe de poche à proximité.

 

Si vous êtes en mer, il faut savoir comment activer et/ou se servir de la balise de détresse satellite. Si vous avez un radeau de survie, il faut savoir comment le déployer de manière sécuritaire, c’est-à-dire pour être en mesure de pouvoir y embarquer assez aisément après son déploiement, c’est-à-dire que vous pourrez y avoir accès malgré une mer houleuse (il peut être éjecté loin du bateau). Il faut donc se familiariser avec son déploiement (voir les instructions).

 

Idéalement, votre VHF pourrait avoir une identification MMSI (Maritime Mobile Service Identity) ou une identité du service mobile maritime qui vous identifie formellement(ISMM).

Ce numéro de 9 chiffres vous identifie formellement et est transmis de manière numérique lorsque le bouton est activé. L’inscription est gratuite.

Voici le lien : https://www.ic.gc.ca/eic/site/smt-gst.nsf/frm-fra/TPHM-AP5KFJ

Donc avant chaque voyage surtout en mer, il faut discuter avec tous les passagers à bord de ces mesures et tous seront alors plus confortables et la sortie en bateau d’autant plus agréable.

La localisation à bord des VFI est primordiale, on peut aussi attacher à chaque VFI des balises AIS afin d’être retrouvé très rapidement par les bateaux environnants et bien sûr La Garde Côtière.

 

Voici quelques liens à ce sujet :

https://institutmaritimedeprevention.fr/wp-content/uploads/2018/01/Les-balises-de-détresse-pour-les-marins-professionnels.pdf

https://mullion-pfd.com/fr/technique/balises

https://www.equipements-flottaison.fr/accessoires-gilets-de-sauvetage/radiobalise-ais/

Ne pas oublier un dispositif sonore, pensez au sifflet du film Titanic, c’est important.

Il faut changer ses habitudes en regard aux procédures de sécurité. Ce n’est pas tabou d’en parler et les gens à bord seront plus confiants et donc, le plaisir de naviguer en sera d’autant plus agréable.

Heureusement, il arrive très peu de situations d’urgence, les bateaux d’aujourd’hui sont très sécuritaires et grâce aux équipements électroniques de navigation qui nous donne une météo en direct, les surprises météo sont donc faciles à éviter.

Il faut prévoir aussi des extincteurs à bord (fonctionnel) et faciles d’accès et disposer à des endroits stratégiques avec un symbole qui identifie chaque emplacement.

En bref, il ne faut jamais oublier que les cellulaires ont une portée limitée, oui, ils font partie intégrante des dispositifs de sécurité à bord, mais ils sont aussi limités. Il faut voir l’ensemble des mesures de sécurité à bord.

Transport Canada et La Garde Côtière Américaines donnent beaucoup d’information à ce sujet selon le type d’embarcation que vous avez. Nous ne sommes jamais assez prudents, consulter les et informez-vous régulièrement sur les nouveaux systèmes d’urgence qui sont offerts sur le marché, cela ne peut que vous assurez que chaque sorti sera agréable et vous serez toujours vous et votre famille incluant vos invités en parfaite sécurité.

Quelques liens utiles :

https://www.tc.gc.ca/fr/services/maritime/documents/TP-511f.pdf

https://www.uscgboating.org/images/420.PDF

N’hésitez pas communiquer avec les courtiers de chez ItaYachtsCanada si un sujet d’article vous intéresse.

 

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